broderie&co

Mon petit monde de broderie et couture au fil du temps

04 avril 2008

une dépêche!

Un forfait commis dans la famille Broderieandco vient d'être porté à notre connaissance. La victime n'est autre qu'un morceau de tissu religieusement conservé par Mme B en vue d'une future réalisation Tilda, aprés un ou deux  plusieurs essais infructueux, et non moins frustrant.

Sur le coup d'une grosse fatigue, Mme B avait mis son tissus de côté sur la table de la salle à manger sa table de travail.

Le lendemain matin, tel le zombie moyen , à peine réveillée, tout juste douchée et avec sa tasse de café à la main (ndlr), Mme B passe devant sa "table de travail", marque un temps d'arrêt, ahurie. Se demande, si elle est bien révéillée, si elle ne rêve pas, pose sa tasse de café, avant que son contenu ne lui brûle les pieds. Nous pouvons affirmer, qu'elle ne rêvait pas, et que le susnommé morceau de tissu avait bien subit un crime indiscible: on avait dessiné, écrit, gribouillé sur toute la largeur (10cm).

Nous sommes autorisés à dévoiler, que Mme B, frôlant la crise d'hystérie, manquant de s'étrangler, ne  pu réprimer un hurlement , à mi chemin entre le râle de l'Ours et le cri de la hyène: "NON MAIS C'EST PAS VRAI! NON MAIS C'EST PAS VRAI!" (notez la pauvreté du vocabulaire due au choc violent), réveillant toute la maison. Nous passerons sur les détails sordides de toutes les horreurs, qui lui passèrent en tête à ce moment là.

Une fois tous les occupants de la maison levés et rassemblés, à moitié hagard (surtout Mr B), sur le canapé, la confrontation débuta. Mme B tendant à bout de bras le tissu saccagé tente alors un "qui a fait ça?" à peu prés audible. Aprés un silence lourd de culpabilité   de sourires en coin (de Mr B (ndlr)) et de désintérêt total de ses deux enfants, presque complètement découragée, elle entend enfin une petite voix s'élever enfin et oser un "c'est lui qui l'a fait" accompagné d'un geste accusateur vers son petit frère. Des témoins dignes de confiance nous ont souligné l'immense effort de Mr B de ne pas éclater de rire, et ceux de Mme B, de ne pas fondre sur son fils en hurlant, telle la furie moyenne. Une explication, qui s'est voulue pédagogique, s'en est suivie: " Si tu veux dessiner, tu as sur votre table des feuilles et des crayons de couleurs. Tu n'as pas le droit de dessiner ailleurs. Sur la table de la salle à manger  ma table de travail, ce sont mes affaires, tu n'y touches pas. Tu as bien compris?". "Bi" fut la seule réponse de l'accusé complètement désintéressé par la question pour faire plaisir à sa maman.

Se contentant d'une telle réponse, et estimant que malgré la gravité des faits, il n'y avait pas non plus mort d'homme, Mme B décréta l'affaire close.

Rebondissement de cette affaire.

Voyant la tempête s'éloigner, Poussinnette n°1 décida d'innocenter son petit frère illico presto par un "Naaaan, en fait c'est moi, qui ai déssiné dessus!!!" avec un grand sourire, "c'était un secret!".

La direction prend la liberté d'affirmer, qu'à ce moment là Mr B fit preuve d'un élan généreux de solidarité envers son épouse et alla hurler de rire dans la cuisine. Mme B, quand à elle fit un effort surhumain pour paraitre calme et tenter une nouvelle explication de texte: " Ne touchez pas à mes affaires, il y a des aiguilles, vous pourriez vous blesser", tout en tentant de ne pas rire aussi.

Nous ne sommes pas en mesure de produire ici la preuve de ce forfait. La photo de ce crime atroce n'a pas pu être prise, car Mme B, dans un accés de colère jeta le tissu.

Moralité: vive la présomption d'innocence!

Posté par broderieandco à 14:42 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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